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Le Tribunal du changement climatique à l’Université Catholique de Lille : l’espoir de rendre justice à notre planète !

5 Juin 2024

Image article Tribunal du changement climatique - Lille - mai 2024

Le 7 mai dernier, un amphithéâtre de l’Université Catholique de Lille s’est transformé en un véritable tribunal à l’occasion du Tribunal du changement climatique. Pollution, empreinte carbone ou encore inaction climatique sont les sujets qui ont été abordés par les étudiant·es en première année de l’USCHOOL. On vous emmène assister à cette séance organisée par e-graine Hauts-de-France.

Le déroulé de ce Tribunal du changement climatique

Dans une séance inaugurale empreinte de gravité, le Tribunal du changement climatique a ouvert ses portes, présidé par le juge Arthur Pinta, un professionnel aguerri de l’art de l’improvisation. Les étudiant·es de première année de l’USCHOOL se sont divisés en quatre groupes distincts pour incarner les différentes parties de ce tribunal : l’Association pour le Climat, les délégués du GIEC, les représentants de l’État et les porte-paroles du Groupe Total.

L’objectif de cette assemblée exceptionnelle était clair : examiner une plainte déposée par l’Association pour le Climat à l’encontre de l’État et du Groupe Total pour leur supposée inaction face à la crise climatique. Le juge a souligné la nécessité de déterminer la responsabilité de chacun dans ce dossier épineux.

Au fil des délibérations, les arguments des différents groupes se sont succédés, chacun exposant sa position avec conviction. Rapidement, des divergences d’opinions ont émergé, établissant ainsi les bases d’un débat passionné.

Des participant·es qui ont surmonté·es avec brio le défi du tribunal

Si l’événement a été salué pour son organisation exemplaire, c’est bien la participation des divers·es acteur·rices qui doit être valorisée. Les étudiant·es de première année de l’USCHOOL ont brillé sur la scène du Tribunal du changement climatique, en délivrant des prestations épatantes.

Âgé·es de 18 à 20 ans, ces jeunes ont démontré une remarquable maîtrise de leurs compétences argumentatives, d’éloquence et de rhétorique. Cet exercice n’est pourtant pas une mince affaire : il·elles ont dû se produire devant un public de 60 personnes avec seulement deux jours de préparation !

Malgré la difficulté de ce défi, certain·es d’entre eux·elles ont confié après l’événement que cette expérience avait été enrichissante à bien des égards. Il·elles ont souligné l’acquisition de compétences diverses et variées, et ont salué l’idée du Tribunal du changement climatique comme une excellente approche pour aborder les questions liées au climat et à l’environnement. Le format du débat les a particulièrement séduit·es, les incitant à s’investir davantage dans le sujet. De plus, la recherche nécessaire pour préparer leurs arguments a été perçue comme une opportunité d’enrichir leur propre culture et compréhension du sujet.

En ce qui concerne le stress et l’appréhension, la plupart des participant·es ont exprimé une confiance relative à se produire devant un public, mais ont avoué une petite crainte quant à la qualité de leurs arguments et à la nécessité de rechercher des informations au bon moment.

Leurs performances admirables témoignent de leur engagement et de leur capacité à relever des défis complexes, tout en soulignant leur implication dans la sensibilisation aux enjeux environnementaux.

Image Tribunal du changement climatique Lille - Mai 2024

Objectifs pédagogiques : être capable de comprendre et d’argumenter…

L’organisation du Tribunal du changement climatique va donc bien au-delà du simple divertissement. Il s’agit d’une initiative visant à sensibiliser la nouvelle génération aux enjeux climatiques et à leurs acteur·ices. Pour Stéphanie Lefebvre, responsable pédagogique de l’événement, cet exercice a été une opportunité précieuse pour les étudiant·es, non seulement sur le plan personnel, mais aussi sur le plan intellectuel.

Elle souligne que cet exercice a permis aux élèves de développer leur esprit critique à travers les arguments échangés lors des débats. De plus, il les a poussés à affiner leurs arguments, à apprendre à se défendre et à contre-argumenter. Leurs aptitudes intellectuelles ont aussi été renforcées, en les confrontant à un sujet en apparence complexe, mais dont la compréhension est essentielle. Enfin, ce Tribunal du changement climatique leur a permis de saisir les enjeux environnementaux et d’apprendre à travailler efficacement en groupe.

Pour e-graine, cette expérience revêt une importance particulière. Elle permet, de manière ludique et inclusive, de sensibiliser un large public aux enjeux climatiques et écologiques. Elle vise à éclairer les individus sur le monde qui les entoure et à leur rappeler que nous, êtres humains, sommes responsables des dommages infligés à notre environnement par nos activités économiques. 

En unissant l’art de l’improvisation à la cause environnementale, le Tribunal du changement climatique offre une perspective nouvelle et engagée sur la manière d’aborder des questions cruciales pour notre avenir.

…en maîtrisant l’art de la rhétorique, de l’éloquence et de l’improvisation

Pour pouvoir s’exprimer et convaincre les jurés de ce Tribunal du changement climatique, les participant·es ont dû maîtriser l’art de la rhétorique et de l’éloquence, c’est-à-dire l’art de bien parler. Ce sont des techniques de mise en œuvre des moyens d’expression, enseignées dans le cadre de l’Éducation nationale afin d’acquérir les compétences nécessaires pour s’exprimer efficacement devant un public, qu’il soit petit ou grand. Pour cela, les enseignant·es mettent en place des travaux de groupe et des exercices oraux destinés aux jeunes pour qu’ils puissent s’entraîner à cet art de la rhétorique. 

La responsable pédagogique Stéphanie Lefebvre et l’enseignant professionnel de l’improvisation Arthur Pinta s’accordent sur un point : la connaissance des techniques de rhétorique est essentielle pour développer un argumentaire solide. Savoir s’exprimer de manière appropriée, avec un langage adapté et non familier, adopter une posture convaincante et maîtriser l’intonation de la voix sont autant d’éléments cruciaux pour captiver un public.

Néanmoins, selon Monsieur Pinta, l’improvisation revêt aussi une importance primordiale dans cet exercice. Elle permet de faire face à des situations imprévues avec aisance. Bien que l’improvisation semble instinctive chez certaines personnes, elle peut être apprise, et cet apprentissage permet d’acquérir des compétences.

L’improvisation offre également des leçons précieuses, notamment l’acceptation de l’échec, indispensable pour réussir, ainsi que des techniques théoriques acquises au fil de l’expérience.

Ainsi, tout le monde peut s’engager dans cet art de la communication avec détermination et persévérance.

Un dénouement surprise pour ce Tribunal du changement climatique !

Pour celles et ceux qui douteraient de l’influence de l’art de la rhétorique et de l’éloquence et de la rhétorique, un récent événement a dissipé tout scepticisme. Le groupe Total a remporté la victoire contre l’État, grâce au vote démocratique des 60 membres du jury du Tribunal du changement climatique. Avant toute controverse, il est important de souligner que ce tribunal était purement fictif, organisé dans le but de sensibiliser les jeunes aux enjeux climatiques. Les résultats ont été déterminés par la performance des participant·es, sans aucune partialité.

Ainsi, avec 37 voix contre 23, le groupe Total a su convaincre le jury par une brillante démonstration d’éloquence et d’argumentation.

Cette issue inattendue souligne la puissance de la parole bien articulée et des arguments persuasifs, même dans un contexte fictif. Elle rappelle également que la sensibilisation aux défis environnementaux nécessite une compréhension nuancée et un engagement actif, même de la part des acteurs souvent critiqués.

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